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Compte rendu de voyage: Bernadette du 16 au 30 sept. 2013

 les voyages reprennent....et Bernadette nous envoie des nouvelles de SIDI....
LE MOULIN: Moussa travaille bien. Mais les meules de karité ont éclaté, et c’est le karité qui rapporte le plus. 
Ils ont de quoi assurer le salaire du meunier, payer le gaz oïl, les réparations, mais ne peuvent rembourser le micro-crédit (depuis février). Ils ont cependant versé 15 000 F pour racheter ces meules qui coûtent 60 000 F.
Francis tient à faire fonctionner le moulin, tant qu’ils n’ont pas remboursé leur dette. Je ne me suis pas avancée sur l’achat de ces  meules.
L’ECOLE:  On a un nouveau directeur (venant de Badara). Kady, et Maxime restent. J’ai vu Robert, venu faire la passation. Il est très satisfait des résultats de fin d’année : sur 35 élèves de CM2, 27 ont réussi le CEP. 4 rentrent en 6è. Il me dit « avoir mouillé le maillot ».
Les effectifs (à ce jour, non certifiés), devraient être de 50 élèves en CM2, 60 en CE2, 60 en CP2.
8 tables-bancs ont été apporté par l’état.
LA CANTINE: La dotation de l’état a été cette année de 17 sacs de riz (pour 206 élèves), couvrant à peine 1  mois. 
Les familles ont apporté leur contribution, mais malgré celà, le 3è Tr. n’a pas fonctionné. L'état du bâtiment fait peur !
CSPS: J’ai vu Albertine, le major, Mariam la pharmacienne. Janvier est parti et devrait être remplacé par une accoucheuse.  La pharmacie a été déménagée dans le bâtiment prévu à cet effet, et Mariam a trouvé à se loger un peu plus loin dans le village, ce qui pose quelques problèmes, puisqu’en cas d’urgence dans la nuit, c’est Moussa qui, alerté, doit aller la chercher !
COGES (Comité de Gestion du village de SIDI): Moussa a remboursé 25 000 F sur le micro-crédit.  Je l’ai vu  en présence du major, et je lui ai fait part de  mon étonnement, de cette modeste somme, puisque les familles étaient censées avoir cotiser.   Il m’a tenu un grand discours, sur le fait que peu de famille avait participé malgré plusieurs relances.
 Il voulait organiser une réunion en ma présence. Mais le temps manquant, il le fera donc en présence de Michel. J’en ai profité pour lui rappeler, qu’il ne pouvait pas demander aux autres ce qu’il était incapable de s’appliquer à lui-même. Il en est resté tout penaud, mais n’a pas donné suite. 
MICRO-CREDIT: Mis à part, Célestin et le COGES, aucun autre micro-crédit  n’avait été remboursé.
Après un rendez-vous manqué, Bakary est venu jusqu’à Bobo, et m’a remboursé toute sa dette, soit   100 000F. Je lui ai donc remboursé comme convenu les intérêts versés : 12 000 F. 
Je suis allée voir Célestin. Il y avait sa fille. Elle a bien réussi son année. Célestin en est très fier. Il pense nous rembourser la fin du prêt en Décembre. 
J’ai croisé Sally sur la piste alors que je me rendais chez elle.  Elle se rendait au dispensaire, voir Siaka, alité. Elle n’a pas redonné signe de vie. 
Tous les autres  m’ont évitée ; ce qui n’est pas une situation confortable.
 Berry est allé voir Francis, pour lui dire qu’il avait des difficultés, et qu’il n’osait pas venir me voir. Sidibe fait celui qui ne comprend pas.
KOURINION: J’ai fait 2 fois le trajet et j’ai ainsi rencontré Onassis, le surveillant,  BAMA, l’intendant et Coulibaly le directeur. C’est le moment des inscriptions, il y a donc beaucoup de parents  au collège.  La classe de 6ème est surchargée, malgré l’ouverture de Guéna. 
A l’internat, il y a eu quelques problèmes de discipline. Mais le perturbateur a été enlevé du collège cette année. Le directeur me confirme les nombreuses demandes insatisfaites.  Il devrait y avoir cette année, une dizaine de filles.  Nous allons visiter le bâtiment des garçons. Il est en très bon état.  Le Comité de gestion s’est réuni hier. Francis qui devait y assister, n’a pu le faire, à cause de la passation des directeurs de l’école. Le comité doit notamment débattre du Prix de l’internat. Michel pourra régler les frais de nos 2 parrainés (Daouda OUTTARA et Tahirou TRAORE). 
La plus grosse difficulté est le manque d’éclairage.
J’ai réglé à Bama les frais d’inscription de 22 enfants (5 en 5ème, 13 en 4ème, 3 en 3ème, 1 en 6ème ) soit 486 000 F.  
Rosalie BARRO, reste à la charge du directeur, par contre, je lui ai dit qu’on pouvait la prendre en charge pour la cantine. 
En ce qui concerne la cantine, il n’avait pas encore eu le temps de faire le décompte, il  m’a promis que les enfants parrainés mangeront  tous à partir du 1er jour de classe. Michel régularisera. L’an dernier il n’y a pas eu de rupture de provisions. Nous avons un reliquat de 9 750 F sur le montant réglé l’an dernier (5 jours de moins). Francis propose qu’on paie la cantine de la sœur d’Aristide. 
Bama a fait parvenir à Drissa une  liste des enfants (15), qui lui paraissaient être dans des familles très démunies.
Je lui ai dit qu’il fallait attendre de voir si les parents payaient, car je n’étais pas sûre que nous puissions en prendre, cette année. Par contre, s’il s’agissait de problème de cantine, nous pourrions faire quelque chose.
Concernant les enfants exclus : J’ai rencontré Gniné Julienne KONATE, qui était avec son papa. Elle ne m’a pas dis grand-chose, mais elle persiste à vouloir  poursuivre ses études. Je pense que la présence de son papa, n’a pas facilité la communication avec la fille.
Aucun  Lycée ne veut pas la reprendre, car sa moyenne est trop basse.  Son papa lui a proposé de l’inscrire en cours du soir mais elle a refusé. Il l’a donc inscrit en Lycée privé pour redoubler sa 3ème. Coût 80 000 F,  Il a déjà versé 50 000 F ! Que dire ?
Michel COULIBALY,  exclu du LPDTO, a fait les démarches au LMO,  pour redoubler sa 3ème. Il a été pris. Il veut  être médecin ou rentrer dans  « un corps », c-à-d. passer un concours pour rentrer dans la gendarmerie. C’est le frère de Maïmouna. Il paraît avoir de la volonté. 
Je n’ai pu rencontrer Léonie SANAGO, la 3ème exclue.
Le parrainage en lycée: J’ai encore appris beaucoup de choses, sur la poursuite des études en lycée. 
Ceux qui ont obtenu le BEPC,  et qui ont la  moyenne en fin d’année, passent automatiquement en 2de. A cause du  manque de place,  les autres   ne peuvent entrer en 2de que s’ils réussissent un test. S’ils ne le réussissent pas, ils peuvent être pris, mais en complément d’effectifs. Ce qui est le cas de 3 parrainés. Ils ont fait les démarches pour être acceptés. Mais  le prix à payer est cher, puisqu’il passe de 24 500 à 40 500 ! Et bien sûr, je l’ai appris, au moment de payer l’inscription à l’action sociale.
Drissa DAO, m’a expliqué que si l’enfant a réussi son BEPC, il faut mieux qu’il fasse une seconde, pour passer un concours (Ca m’a été confirmé par Gildas). Plus ils vont loin dans leurs études, plus ils ont de la chance de réussir. Donc au total j’ai payé à l’action sociale : pour les lycéens : 250 000 FCFA. 
En ce qui concerne la cantine. Charles devait se renseigner, car il existe un forfait pour les lycéens, mais il ne connaissait pas le tarif. 
Rencontre avec Maïmouna , qui passe en 1ère. Elle espère rentrer à l’université. 
Collège de GUENA: Nous n’avons à ce jour  qu’un enfant  en 6ème : Tïaé Aboukakar TRAORE (c’est le frère de Tahirou).  J’ai payé sa scolarité : 30 000 F. Il est en complément d’effectifs.  Il n’y a pas de cantine. (Son papa voulait qu’il soit interne à kourinion avec son frère, mais pas de place !)
Il y a à ce jour, 93 inscrits en 6è et 27 en 5ème.
Les collèges sont passés sous la tutelle de la DPEBA.  Le CEG de Kourinion est devenu lycée.
Le collège de Badara va ouvrir (classe de 6è) dans le bâtiment « non homologué » en attendant que le nouveau collège soit construit. 
La MEADO: L’année dernière a été encore très difficile, car l’enseignant pratique n’a pas été fait par manque de matière première. Le fournisseur a livré en Août ! Ils vont commencer l’année en ne faisant que la pratique pour ne pas décourager les enfants
Avant de me rendre à la MEADO, j’ai rencontré les 2 enfants parrainés la 1ère année. 
Amidou, (le fils de Siaka, un des 3 qui avaient voulu partir en Côte d’Ivoire, l’an dernier). Il veut continuer, et semble  cette année, bien motivé.
Daouda  abandonne. Il veut chercher un patron pour faire de la mécanique. Il perd donc 2 ans. Ali Koné, veut bien attendre jusqu’à début Novembre, pour lui faire entendre raison, s’il ne trouve pas de patron. En abandonnant la MEADO, il n’aura pas de diplôme.
J’ai donc payé pour 4 enfants,  100 000 CFA.
Francis a eu la demande d’un garçon, Drissa TRAORE,  mais il n’avait pas encore son dossier.  J’ai laissé à Francis, le prix de son inscription, et de sa tenue (51 500 F). Il a fait lundi le nécessaire.
Dernière nouvelle : Francis m’a téléphoné ce matin, pour me dire que les parents de DAOUDA étaient venus le voir. Daouda a changé d’avis. Il veut bien continuer. Si Francis a pu payer, il faudra que Michel le rembourse (25000 F).
Il  y a un manque total d’informations, sur les filières qui peuvent exister.  
Plusieurs centres de formation existent à Bobo. Mais si l’enfant n’a pas de famille à Bobo, c’est compliqué, puisqu’il faut le loger, et ça coûte cher. 
 
ASSOCIATION TIE: Je suis allée  au nouveau centre de Tié. Les enfants (7) étaient en situation d’alphabétisation.  Le nouvel alphabétiseur est à l’essai ; il donne les cours 3 fois par semaine. J’ai assisté au cours. Les enfants sont très appliqués.
 Le vendredi, les enfants  sont moins nombreux, car c’est le jour où ils reçoivent le plus d’aumônes, en mendiant.
J’ai rencontré les éducateurs et une stagiaire psychologue/éducatrice Minata SIRITIE. A midi, les enfants sont un peu plus d’une vingtaine à venir manger.  Je n’ai pu attendre ce moment, car nous avons  profité d’une accalmie de la pluie pour partir. 
Minata  est là depuis Août.  J’ai pu parler un moment seule à seule,  avec elle. Tous les lundis, ils se réunissent pour faire le bilan et une projection de la semaine suivante. 
Bolloré, veut officialiser la remise de chèque de 459 000 F.J’ai insisté pour qu’ils en profitent pour signer une convention, et peut-être obtenir peut-être  une augmentation de cette subvention. 
J’ai aussi rencontré rapidement Antoine.  Depuis le début de l’année, 6 enfants ont été reconduits dans leur famille, ce qui est le premier objectif de l’association.
Lassina a eu son visa et arrive en France le 30 pour un stage à la Fondation d’Auteuil, puis à la Sauvegarde de l’enfance à Bron. Une réunion aura lieu, le 21 Octobre,  les apprentis d’Auteuil, les amis de Tié, Pascal Tondé (Président de l’association), Lassina, Moi-même (A Plus), et probablement Laurent. Le 11 Octobre à 14H30, une réunion aura lieu à la Région pour un bilan de stage.
ASSOCIATION DES PARENTS ET AMIS DES ENFANTS ENCEPHALOPATES (APEE): L’association a été créée en 1994, et l’école reconnue en 2001. 6 classes intégrées, du CP1 au CM2, plus une classe spécialisée. L’an dernier il y avait 133 enfants dont 43 handicapés. Sur 17 élèves présentés au CEP, 15 ont été admis, et 6 ont réussi leur entrée en 6è.  La seule ressource de l’association provient des frais de scolarité (20 000 F par enfant), mais la moitié des parents ne peut payer. 
J’ai rencontré les instituteurs et les 2 monitrices. Si les instituteurs sont pris en charge par l’état, les monitrices, le gardien, le gestionnaire sont à la charge de l’association. 
De plus actuellement ils louent des locaux (50 000 F par mois). Locaux exigus et délabrés.  
On leur a donné un terrain, au secteur 17, et une organisation Suisse va leur financer une construction. Leur urgence, c’est la cantine, et les fournitures. Je suis donc allée acheter avec Marceline et Yves Alain, 10 sacs de riz, 80 L. d’huile, pour 262 000 CFA. Je leur ai remis 21000 pour les condiments, qu’ils achètent au fur et à mesure. Téléphone de Marceline : 78 21 17 77.
Marceline a tenu à  m’emmener chez elle. J’ai donc rencontré ses 2 filles handicapées, Jocelyne, et Rosalie. Elles m’ont montré  les bijoux qu’elles fabriquaient,  J’en ai acheté quelques uns.  Pour les vendre, il faudrait que l’on fasse un petit écriteau pour expliquer que ce sont des jeunes handicapés, qui les ont fabriqués. 
DIVERS: 4 jours de fêtes traditionnelles !!  (grande   beuverie de dolo !).  les enfants étaient  consignés . 
Visite chez Aristide :
Il aurait une polyartrite. Il est très faible. Se déplace très difficilement et pourtant d’après son papa et le major  il va mieux. Il est couvert de plaies. Il n’a pas fait les derniers examens, car il faut aller à Bobo.  
Le traitement a déjà coûté : 148 730 FCFA, payé par Biquet : 25 000, A Plus 80 000, et Francis  41730.
Il n’a jamais pris un médicament prescrit début Avril,  parce que trop cher, (6 000 la boîte pour un mois). c’est pourtant un médicament essentiel.
J’ai d’ailleurs eu beaucoup de peine pour le trouver. C’est le  médecin de la pharmacie de l’hôpital, qui l’a fait    venir. 
Le major dit qu’il a un gros problème de malnutrition, et ses parents n’ont pas l’air d’en avoir conscience. 
Ils ont tous les deux le sida.   J’ai un peu secoué le papa, en lui faisant comprendre qu’il fallait qu’il prenne en charge la maladie de son enfant. Le major a vraiment été sympa et il a fait de nombreux pansements sans rien demander. 
Son papa m’offre une douzaine d’œufs de pintade, et sa maman un poulet ! Je ne pouvais refuser, mais je pense qu’ils auraient été plus utiles à Aristide ! 
ASSOCIATION DES RESSORTISSANTS DE SIDI: J’apprends par Francis qu’il existe une association des ressortissants de Sidi. Le secrétaire en est son cousin : Adama TRAORE. Il travaille dans la banque. Je l’ai contacté en arrivant à Ouaga. Il est venu me chercher, et m’a emmené chez lui, puis au restaurant avec sa femme (Patricia).  En fait, cette association  était un peu en sommeil. Mais  ils veulent la relancer et font une réunion tous les mois. Adama connaissait très bien les réalisations  de l’association A Plus. Il avait regardé le site.  Il ne comprend pas l’attitude des habitants.
  Les habitants de Sidi les ont sollicités pour faire un cadeau au directeur de l’école, pour le récompenser des bons résultats scolaires. Ils y ont participé à hauteur de 50 000 F !! Les gens des villages pensent que ceux qui habitent en ville sont riches. Or, ce n’est pas vrai, et beaucoup de gens des villes veulent revenir à la campagne. 
Adama approuve que nous les fassions participer à hauteur de 25 % pour tout ce que nous entreprenons au village. 
Concernant le  micro-crédit,  il pense  qu’on devrait  faire un comité de gestion, sur place. A voir…Il souhaite que nous puissions travailler ensemble. Adama TRAORE : 70 20 03 53.
Cours du soir
J’ai assisté au cours du soir que donne Francis à des jeunes. Ils sont vraiment très motivés. Ils étaient 5 de 17 à 25 ans (3 cultivateurs, 1 meunier, 1 berger).  Pour remercier Francis, ils lui ont donné une journée de travaux des champs. C’est peut-être sur cette génération, qu’il faudrait compter !
 
Petites nouvelles: Le maquis de Francis est presque opérationnel !
J’ai vu le bébé de Colette, né en Août. Il s’appelle Latif Abdul TRAORE SY. Colette aimerait bien faire de la couture au CBNEF. Mais se pose le problème de la garde du bébé.
 
Adresse de centres de formation  à Bobo : 
- Ecole des métiers (face au CCF). ( 70 32 81 88 – 76 57 73 29) - Prépare le CAP menuiserie, électricité, construction métallique, mécanique auto  – dépend de la DREBA.
- L’ANPE – Centre d’Ev aluation et de formation professionnelle. (20 97 10 40) (pas loin du TCV).
- Centre Don Bosco – à Ounzaville.
Je n’ai pas eu le temps de prendre plus de renseignements.
Il y a aussi plusieurs filières agricoles.
 
Gildas a demandé son changement pour Laguema (un village Bobo) . Il  attend les nouvelles.
Un cousin de Francis, travaille à la BOA à Bobo : Thierry TRAORE : 70 17 16 17.