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COMPTE RENDU DE VOYAGE au BURKINA DU 27 Septembre au 14 Octobre - Bernadette

Voyage bien arrosé, non pas par le bangui ou la Brakina, mais  bien par la pluie.
Arrivée le Jeudi 28  à Bobo,  je n’ai pu partir que le dimanche à Sidi. Comme toujours, y aura-t-il un car pour Sidi ? Jusqu'au dernier moment on n'en sait rien.
Francis m'attend. Les cases sont propres. Les citronniers plantés cet été par Francis et Laurent poussent au milieu d'une végétation encore abondante.
Dans la nuit déluge ! Les cases tiennent le coup ! Si la pluie me gêne, les agriculteurs sont contents.
 
PARRAINAGE
J'avais préparé des documents pour chacun des parents expliquant qu'ils auraient à payer l'inscription et la Carte d'Identité Scolaire (CIS)  et qu'A Plus prendrait à sa charge la plus grosse partie (bibliothèque, cotisation APE). Francis l'avait déjà expliqué à certains parents.
Ce document aurait dû être distribué la semaine avant la rentrée.
 
A KOURINION
Lundi, c’est le jour de la rentrée, donc beaucoup de monde au secrétariat du Lycée, et surtout je rencontre tous les parrainés.
Francis n'avait toujours pas les résultats de l'an dernier. On  comprend vite le pourquoi :
Le surveillant Onassis, en qui on avait confiance, a fui. Il aurait détourné 3 M de CFA depuis plusieurs années. Bago l'intendant a aussi été remplacé (vaste mouvement des intendants) par NABI Alexi. Il n'est au courant de rien, et n'a même pas les archives de l'an passé. Il a donc fallu repartir à zéro : liste des parrainés, fonctionnement d'A plus...
Le principal à qui nous expliquons que les parents devraient s'impliquer un peu plus, est tout à fait favorable à ça. A Plus ne paiera sa participation, que lorsque les parents auront payé ce qu'ils doivent.
Je remets aux jeunes,  le document pour leurs parents, avec explication.
On prend les parents un peu de court, et je ne suis pas sûre de la réponse des parents.

A ORODARA :
  Action Sociale. Même problème qu'à Kourinion. SOME , le directeur  des études n'avait pas les résultats. Après plusieurs coups de téléphone,  Il peut quand  même nous dire qu'il ne restait plus que  1 élève parrainé au lycée municipal et 2 au lycée provincial,   les autres ayant échoué.
Nous remettons au Directeur, le document à remettre aux parents. Il est tout-à-fait favorable à la participation des parents.

GUENA

Le lendemain, nous partons avec Francis pour Guéna.
Le directeur du Collège est aussi favorable pour que les parents cotisent à minima.
Nous rencontrons les parrainés.  2 parents nous règlent spontanément leur participation.
Le taux de réussite au BEPC a été de 36 %.
Nouveaux parrainages :
J'accepte un nouveau parrainé  en 6è au collège de Guena : Ibrahima le fils d'Awa de Sidi. Elle s'était impliquée dans le fonctionnement du moulin. Elle m'avait expliqué sa situation en Février.
Alassan : Après une année chaotique  l'an dernier au centre de formation de l'ANPE en électricité, Il a décidé cette année de reprendre ses études. Il avait réussi son BEPC. Kourinion le prend en 2de.

MEADO

Jean TRAORE en 3è année de Menuiserie n'a pas pu présenter le CQP (certificat de qualification professionnelle). Il était Malade. Il ne veut pas retourner à la MEADO, et préfère aller comme apprenti chez un patron.
Sanogo SALIFOU a réussi son CQP. Mais je n'ai pas pu le rencontrer.
En résumé nous parrainons cette année : 30 élèves : 1 en 6è, 3 en 5è, 5 en 4è, 2 en 3è,  6 en 2de, 8 en 1ère, 5 en terminale
Je refais le dimanche  un aller-retour à Sidi en voiture. Certains parents ont payé. Francis refera le point des parrainages avec Michel.
 
ECOLE DE SIDI
Les instituteurs sont tous là.
Point sur les inscrits à ce jour : CP1 : 50 élèves, CP2 : 40 élèves, CE1 : 40 élèves, CE2 : 55 élèves. Pas de CM1 (puisque l'an dernier, il n'y avait pas de CE2), CM2 : 40 élèves. Les inscriptions ne sont pas terminées.
L'an dernier, 20 sur 25 élèves ont réussi leur CEP. 12 sur 20 leur entrée en 6è.

AGRANDISSEMENT DE L'ECOLE

Siméon n'a pas tenu sa promesse. Les classes ne sont pas terminées.
Les tôles et fers ont été renvoyés car ils étaient de mauvaise qualité.
Les Autrichiens veulent équiper l'école de panneaux solaires. Il faut mettre des IPN ;

BENOIT, notre couturier à BOBO

Il m'a l'air indécis quant à son projet. Il hésitait encore entre son élevage de porc et l'achat d'un local pour faire de la confection de chemises. Je l'ai fortement encouragé à reprendre un projet qui assure son avenir. Ce qu'il a admis.
Le prix des terrains a terriblement augmenté. Plutôt que de s'éloigner de Bobo, il pourrait peut-être en louer un.
Je lui ai fait part de notre décision de lui faire un prêt de 1000 €.
 
AMBIANCE GENERALE
Orodara est en zone rouge. Durant mon séjour, à Sidi, Orodara et Kourinion, je ressens beaucoup de tension, due à l'insécurité.  La gendarmerie et l'armée tournent beaucoup en brousse.
 
 
Vendredi 13 Octobre
Frédérick LEGUET, Président de l'association Solidarité Afrique et membre d'A Plus et Yves ROBIN, Secrétaire de Solidarité Afrique, arrivent à Bobo. C’est avec eux que je continuerai le voyage en Côte d’Ivoire.
Le Samedi, matin nous visitons l'Unité de production et transformation des mangues, gérée par Sarrata (la femme d’Alain Bostal), structure  impressionnante,  qui emploie 250 femmes (presque toutes du quartier), et qui traite en pleine saison jusqu'à 6 tonnes de mangues par jour (mangues séchées, confiture...)
Suite de mon voyage en COTE D'IVOIRE avec une équipe de Solidarité Afrique du 14 au 21 Octobre
L'Association Solidarité Afrique a un projet de coopération en Côte d'Ivoire, avec le MESAD (Mouvement pour l'Education, la Santé et le Développement), et notamment le projet d'un chantier avec des jeunes.
Nous faisons le voyage Bobo-Abidjan, en train,  d'une durée de 25 H sans compter le retard de 4 H au départ de Bobo. Voyage plein de surprises.  Un agent de sécurité nous assure une vigilance toute particulière.
Nous sommes accueillis à notre arrivée par Ally DIABY, vice-président de Solidarité Afrique, qui nous avait précédés à Abidjan. Kouassi KONAN, directeur administratif du MESAD nous accueille chez lui.
Lundi 16 Octobre, nous nous rendons au siège du MESAD : visite, présentation des activités, de quelques  salariés, des bénévoles, des stagiaires. Les activités du MESAD sont multiples et intervient dans les domaines de la santé, l'éducation, et formation professionnelle, la resocialisation des enfants de/dans la rue, la promotion de la jeunesse, le développement communautaire...A ce jour il y a 66 salariés, plus des bénévoles et stagiaires répartis dans différents centres.
Mardi 17. Rencontre des responsables de France Volontaire dans leurs locaux.
Mercredi  18 Rencontre au PAIPS (Programme d'appui à l'insertion professionnelle et sociale). L'objectif général de cette association est de soutenir le développement local. Elle est engagée avec le CCFD (Comité Catholique contre la faim et pour le Développement).
Que ce soit au MESAD ou  au PAIPS, plusieurs jeunes sont venus en France, effectuer un stage à Solidarité Afrique.
L'Après-midi nous participons à une conférence de presse  organisée par le MESAD : permettre à 5000 enfants défavorisés de participer au Marathon International d'Abidjan.
Jeudi 19 Octobre L'état Ivoirien fait des propositions pour aider l'initiative des jeunes : 6000 projets peuvent ainsi  être aidés. Le MESAD attend des propositions.
Nous partons dans un gros pick up 4x4 pour 3 jours en brousse visiter des villages (ou plutôt des campements), qui sont soutenus par le MESAD au centre Est de la Côte d'Ivoire. 2 bonnes heures de route à grande vitesse plus ½ heure de piste. Pour atteindre KOUADIOKRO.
800 habitants, 100 enfants scolarisés, une centaine de jeunes non scolarisés. Ce village créé il y a 20 ans, regroupe une dizaine de nationalités dont une grande majorité de Burkinabés. Village cosmopolite mais très actif, notamment au niveau des femmes. Les habitants se relaient pour la fabrication des briques en géo-béton.
Une animatrice sociale basée à  Abangourou, et salariée du MESAD tourne dans 5 villages chaque semaine.
Nous logeons à DOUAKRO, petite capitale régionale.
vendredi 20   départ pour 3 autres villages, sur des pistes, où seul un 4x4 peut passer, et encore en connaissant le terrain : Tchimanssikri, Pokoukangakro, Epinikro.
Les mêmes demandes de la part de ces villages : Ecole, logement pour les instituteurs, cantine, centre de santé, création d'un  marché local, avec plus ou moins de motivation.
Le samedi 21 Octobre : Découverte à travers un chemin tout juste ouvert, d’un bâtiment en construction qui pourrait être dans le futur, un centre de formation agricole avec ferme expérimentale, construit par le MESAD.
Après 3 jours en brousse, et après avoir traversé des paysages avec une végétation luxuriante, des plantations de café, de cacao, de bananes nous retrouvons Abidjan avec  son impressionnante banlieue, et sa circulation délirante. Ville très contrastée, avec des quartiers très pauvres, et des quartiers très occidentalisés et très riches.